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La Nuit Noire

 Le mot "nuit", comme tout autre mot, est porteur d'une multitude ambivalente de sèmes afférents. Contrairement aux sèmes inhérents, des sens objectifs qui ne peuvent être remis en question, ces sèmes afférents sont ceux que les différentes culture, l'inconscient collectif, un contexte ont greffé sur le mot.  Ainsi la nuit est bien souvent un lieu de menace, elle évoque les monstres, la marge, le danger. Dans les contes, elle met en action toutes sortes de figures intemporelles et effrayantes. Vampires, loups-garous, sorcières, fantômes, y prennent vie et rôdent. Ces êtres inadaptés peuvent être, par métaphore, des miroirs négatifs de ce que chacun est de jour et font, ainsi, place à une authenticité nouvelle. C'est sur cette authenticité que la compagnie cherche à se pencher. Inspirée des contes, elle présente des personnages arythmiques souvent inadaptés, exclus ou en refus, en recherche d'une place. Par une esthétique onirique et parfois violente ainsi qu'une approche pluridisciplinaire impliquant notamment le corps par la danse ou parfois même les arts martiaux, La Nuit Noire cherche à explorer les parts sombres de l'imaginaire, utilisant la nuit comme un repère, pour les réhabiliter et remettre en question certaines normes intimes, morales ou émotionnelles. 

(c) Coline Raynaud

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"Il poignarde sa compagne 
Et s'endort paisiblement 
Tandis que ses chiens la dévorent
Tandis que ses chiens la dévorent 
C'était la nuit noire." La Nuit Noire, Bérruriers Noirs.