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Fireblade

Durée : 1h00

Public : Déconseillé au moins de 12 ans. 

Théatre contemporain / danse.

 

Joe (29 ans), Lucas (25 ans), Elsa (23 ans) et Cléa (22 ans), sont frêres et sœurs et vivent seuls depuis leur adolescence dans l'appartement familial, esseulés par un père absent et une mère suicidée. 

Joe, l’aîné, ne supporte rien du monde extérieur et essaie de veiller sur ses cadets. Lucas, ancien toxicomane, fume, écoute de la musique et cogne dans son sac de frappe pour essayer de se distraire et ne pas replonger. Cléa cherche sur les applications de rencontre un garçon dont elle tombera amoureuse et qui l’emmènera loin. Elsa, malgré son corps d'adulte, est restée une enfant et cherche à jouer avec les autres, jusqu'à combler sa solitude avec un poupon, Fireblade. 

Influencée par le théâtre d'Edward Bond ainsi que par Les Éoliennes d'Anne Frederique Rochat, Fireblade est une pièce qui s'interroge sur la cellule familiale. Ainsi, miroite dans la scénographie ce que cette famille aurait dû être, notamment pour correspondre à un idéal social, et ce qu'elle est en réalité. C'est rongé par cet échec et ces pressions auxquels ils ont pris part, que les parents n'ont pas su rester présents. 

La fratrie organise sa vie à la manière d'une meute de loup. Ce fonctionnement permet de parler de la famille à la fois comme un système morale et affectif ainsi que de montrer ce qu'elle peut avoir d'animal dans les rapports de domination. En effet, il s'agit plus de traiter les violences au prisme de la pression sociale et du rapport groupe / individu que par un rapport victime / bourreau. 

L'esthétique de la pièce emprunte à la culture hip hop. Celle-ci est liée essentiellement au personnage de Lucas. S'exprimant moins que les autres, ses émotions transparaissent par autre chose que la parole, notamment par la danse et la musique qui viennent rythmer la pièce.  

Ecriture et Mise en Scène : Anna Deleuil 

Jeu : Manon Gallay, Laura Monfort,

Toandry Ramaromisa, Olivier Vial. 

Visuel : Louise Deleuil. 

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"Mais vrai ! J'ai trop pleuré. Les aubes sont navrantes 

Toute lune est amère et tout soleil atroce" Le Bateau Ivre, Rimbaud